"L'Orchésographie" de Thoinot Arbeau (1589) est la plus utile - puisque la plus compréhensive -
source de notre connaissance de la danse française du 16ième siècle,
ainsi que le premier ouvrage qui détaille les pas à exécuter en liaison
avec la partition musicale. Parmi ses 35 exemplaires de danses de
l'époque se trouve ce bransle facile, "Pinagay", avec ses doubles de
côté et ses "pieds en l'air". Le livre comprend aussi des
"bransles morgués" (mimés), pavanes, gaillardes, allemandes .....
Une
cinquantaine d'années plus tard, le maître à danser du roi Louis XIV,
Pierre Beauchamp, allait inventer une écriture spéciale pour
enregistrer les danses. Dans un format simplifié, elle servait
aussi pour les contre-danses, telles que "La Bonne Amitié" et "La
Gasconne" qui font partie de notre répertoire de danses. Ceci
inclut aussi des "balli" italiens du 15ème siecle, et des danses
festives prises d'un manuscrit très connu appartenant à l'Ecole de la
Loi à Londres, ainsi que plusieurs autres provenant de sources diverses
entre 1450 et la fin du 17ème siècle.